19 octobre 2005
Escapade vénitienne (6) - Morendo
Je vous ai libérée des liens qui vous retenaient encore, ai posé la cape sur vos épaules et l'ai laçée à votre cou, vous avez gardé le bandeau.
Nous sommes allés vers l'escalier encore faiblement illuminé de ces cierges finissants. Les personnes encore présentes nous faisaient des sourires et des gestes très amicaux. Nous avons entamé la descente de ces marches très lentement, et je vous ai portée dans mes bras, je voulais que vous gardiez encore ce bandeau quelque temps.
Qu'il était long cet escalier, et sombre... je n'étais pas fier... et j'avais mal, mal au dos, mal de vos bras serrés autour de mon cou et qui me cachaient la vue.
Mes pieds cherchaient à chaque marche leur rebord, preuve de leur bonne position... un calvaire...
Arrivés au ponton, j'ai vu avec soulagement que le bateau taxi appelé un peu plus tôt était là... quel soulagement. J'ai héoriquement poursuivi mon effort en vous portant à bord, jusqu'à vous assoir sur cette banquette en cuir.
Ces petits bateaux sont un concentré de chaleur...bois vernis, cuir, même le ralenti du moteur était agréable. Le chauffeur était une femme, je lui ai indiqué notre destination à l'oreille.
Je ne voulais pas vous enlever votre bandeau, pas tout de suite.
Le trajet a pris du temps.
Votre main gauche accrochée à mon cou s'est posée sur ma cuisse, elle a ouvert mon pantalon et j'ai senti la plus douce des bouches.
Quelle bouche! C'était divin, et pour que je dise çà, moi le mécréant...
Bu et encore avalé, je crois avoir donné à notre bateau un roulis que la mer d'huile n'expliquait pas.
Puis votre tête est revenue vers la mienne, vous m'avez embrassé comme jamais, épuisée et frissonante de la fraicheur de ce petit jour...
Nous étions maintenant sur le grand canal, le taxi a mis les gaz, pour nous amener près de l'île San Giorgio, la longer par le sud, et remonter un peu vers le nord.
Sa conductrice a, comme demandé, coupé le moteur au moment ou je voulais vous oter le bandeau.
Vous l'oter après vous avoir demandé d'ouvrir les yeux très doucement, mes paumes les protégant, quel moment, celui ou le soleil montait de l'eau, éclairait cette mer originelle et nourricière, douce ou violente, elle nous portait, et le soleil t'éclairait. A nouveau je t'ai admirée.
J'ai demandé qu'on nous ramène vite à notre hôtel, ce fut vraiment rapide, tu dormais en arrivant... En payant la conductrice, je lui ai demandé son prénom, elle m'a répondu "Maria Maria".
Deux fois ?
Eh oui, me dit-elle, mes parents sont très pieux.
Les deux ont-elles vierges? je lui demande...
Non, répond-elle dans un grand rire, ni l'une, ni l'autre.
Soyez bénie.
Fin.
17 octobre 2005
Escapade vénitienne (5) - Concitato
Vous laissant en cette belle compagnine, je suis allé rejoindre les nombreux invités de cette soirée, avec l'espoir de récupérer votre cape aussi.
La bacchanale était visiblement joyeuse et festive!
J'ai frolé, enjambé, déplacé, mais je suis arrivé à l'endroit ou j'avais laissé choir votre cape en vous dénudant aux yeux de tout le monde. Ouf, elle était encore là, un peu froissée semble-t-il.
Le spectacle était surprenant, j'ai admiré l'orchestre, un quatuor à cordes, qui jouait avec je crois un certain intérêt, aucunement blasé. Comment un violoncelle peut-il à ce point forcer son jeu si ce n'est par l'inspiration de ce qu'il voit? De même pour l'alto, qui s'est à un moment envolé bien au-delà de sa partition pour accompagner cet accouplement surprenant...et lui aussi sonore ...
Votre salle de tourments était agréable mais j'ai voulu vous voir ici, dans cette grande pièce. Je vous ai rejointe, détachée, pris la main pour vous guider, et nous avons rejoint le centre de cette grande pièce. Vos yeux toujours masqués, vous entendiez les notes et les soupirs, je vous ai caressée avec tendresse, et vous ai laissée ainsi, debout, attendant les premières approches et veillant.
Vous ne saurez que plus tard que chaque personne présente vous a caressée, d'une main effleurante, d'un doigt curieux, d'une cravache cuisante, d'un martinet tantôt doux tantôt ferme, d'un mot sussuré, d'un foulard, d'une plume, il y en avait tant... un archet de violon fut même sacrifié sur vos fesses rougies!
Je dis sacrifié parce qu'après cet usage peu conventionnel, je doute qu'il ait gardé ses qualités physiques pour faire vibrer d'autres cordes.
Vous fûtes léchée, aspirée, mordillée, mordue, bue, dévorée, dégustée.
On vous tint, vous porta, attacha, délivra, que de mains vous ont soutenue et accompagnée...
On vous fit crier, gémir, soupirer.
Vous fûtes aimée si longtemps et de cette si belle façon qui n'est que donner et non prendre.
La nuit finissait... l'aube était proche...
...à suivre...
12 octobre 2005
Escapade vénitienne (4) - Ad libitum
Le bref conciliabule murmuré à l'esclave terminé, elle s'approcha de son alter ego masculin, s'agenouilla pour prendre son mandrin en bouche quelques instants, prit un préservatif qu'elle déroula rapidement, puis un bandeau. Elle l'a posé sur ses yeux puis l'a guidé derrière vous.
J'ai ensuite demandé à une autre personne de la petite assistance de s'approcher, vous ne connaitrez rien d'elle, pas même son sexe, et lui ai donné la cravache qui vous avait si bien rougi les fesses.
Cette personne intéressée et serviable a pris le sexe de l'esclave et l'a placé à l'entrée de votre sexe.
J'ai moi placé l'esclave femme face à vous, vous posiez votre tête sur son épaule droite, et elle vous tenait fermement par les seins, avec envie.
Le premier coup de cravache fut violent, l'esclave vous pénétra entièrement, vous étiez heureusement tenue. Chaque coup de cravache poussait l'esclave male en vous, Il y avait des bruits très variés, bruits de ce cuir sur la peau, de ce bassin contre vos fesses, des souffles et soupirs merveilleux provenant des quatre acteurs de la scène.
La personne tenant la cravache essayait de suivre le tempo de la musique qui provenait de la grande salle, mais vraiment difficilement. Le rythme s'est accéléré pendant un moment, le cul de cet homme était maintenant écarlate et j'ai demandé une pause, sans qu'il se retire. L'esclave femelle, priée de vous caresser la poitrine, s'est tendrement exécutée. 
Vos soupirs étaient audibles de tous, ces présenses invisibles étaient-elles oubliées? sans doute pas, vous les aviez souhaitées. A ma demande, une autre personne a pris la cravache en main, et la danse a continué de longues minutes. L'esclave avait sur une des fesses des marques très importantes, mais il ne bronchait pas, il vous prenait au rythme des coups reçus. Vous avez ouvert la bouche, cherchant l'air, et vos soupirs sont devenus un cri qui n'en finissait pas.
L'esclave femme ne se contentait pas de vous tenir les seins, elle les pressait, les pincait, l'esclave homme vous prenait ainsi que vous l'aviez souhaité, l'assistance appréciait l'offrande, et je vous admirais.
L'homme indiqua qu'il était prêt à jouir de vous, le cravacheur accéléra sa cadence, et nous avons entendu rapidement vos deux cris ensemble, animaux, originels, authentiques.
L'homme s'est retiré, a rejoint le coin de la pièce ou il se trouvait à notre arrivée et a repris sa position d'attente, debout. L'esclave femme vous a ensuite longuement caressé le dos, le ventre et la poitrine pendant que vous repreniez votre souffle.
Elle s'est ensuite approchée de l'esclave homme, a ôté le préservatif et a pris en bouche son sexe maintenant pendant, lui otant toute trace de sa jouissance, et s'est ensuite elle aussi placée dans sa position de départ.
...à suivre...
10 octobre 2005
Escapade vénitienne (3) - Crescendo
Et ce "plumage" a duré, duré, une bonne dizaine de minutes. Les plumes sont passées de mains en mains pour que chacune et chacun ait le plaisir de vous agacer.
Vos gesticulations étaient merveilleuses, s'éloigner d'une sensation vous rapprochait d'une autre, vous vous cambriez, vous penchiez autant que possible, mais point de salut!
Les esclaves restaient dans leurs positions, le mâle toujours bandant.
J'ai d'un geste répété à chaque plumeuse et plumeur qu'il fallait cesser le supplice. Je vous ai serrée dans mes bras, et répété doucement, bouche contre oreille, que vous étiez belle, belle, si belle. J'ai pris ensuite ce martinet qui était posé près d'autres instruments, fait d'une quinzaine de lanières.
Les plumeurs étaient à nouveau assis, et j'ai souri en voyant qu'ils se caressaient machinalement la peau de l'extrémité de leurs plumes, peau d'une main, d'une joue, d'un bras, d'un cou... un jour vous me caresserez d'une plume me disais-je...
J'ai demandé à l'esclave femme de tendre les liens qui vous reliaient au plafond, je vous souhaitais bien droite, sans pouvoir vous cambrer ou pencher, le moins possible.
Elle l'a fait en quelques secondes, vos yeux étaient toujours aveugles, mais vous avez ressenti cette tension des cordes sur vos poignets. Vous étiez écartelée, presque suspendue, bouche fermée, narines et poitrine montraient votre respiration.
Le premier coup de ce martinet fut pour l'arrière d'une cuisse, le second pour l'arrière de l'autre cuisse.
Vous avez tenté de bouger et compris que c'était impossible. La suite fut une longue suite de ces brèves mais rougissantes attentions.
Oui, je crois que jamais vous n'aviez ainsi été fouettée, j'en étais étonné.
J'ai laché le martinet par terre, vous ai à nouveau serrée dans mes bras. Quelques mots murmurés à mon oreille m'ont convaincu dans mon projet, celui d'offrir à ce mirliflore bandant votre sexe. Souhaitant voir votre regard, j'ai oté le bandeau, vos yeux étaient bien plus que des pupilles, souvenir maintenant inoubliable.
L'esclave femme a détendu les liens pour que vous puissiez vous pencher, les pieds toujours rivés au sol, belle offrande au petit public assis derrière vous... je la connais...
Je me suis ensuite approché de l'esclave femme et lui ai demandé quelque chose ...
A suivre....
09 octobre 2005
Escapade vénitienne (2) - Dolendo
Vous avez réagi, par un souffle contenu, familier.
J'ai relevé la main et l'ai abattue plusieurs fois, entendant toujours ce souffle, bouche presque fermée. Il devient progresseivement un râle, bouche ouverte.
Vos fesses sont rougies, l'instrument est efficace, les seuls sons viennet de vous et de la cravache qui vous fesse, vous êtes violon je suis l'archet, le public regarde et écoute respectueusement.
Allez-vous demander une pause? Vous savez le faire sans un mot, par une attitude que je sais percevoir.
Je continue donc, j'aimerais voir vos yeux en cet instant, leurs pupilles dans les orifices de loup.
Savez-vous que bien qu'étant nue vous êtes avec ce masque plus vêtue à mes yeux qu'un mannequin de défilé de mode ? et tellement plus belle.
Il y a maintenant une quinzaine de personnes dans cette pièce, hommes et femmes, les deux esclaves, et nous.
Je m'approche de votre visage, y dépose des baisers, vous enlève le loup, et je vois votre regard si intense, chuuutttt, aucun mot n'aurait sa place à ce moment.
L'esclave femme prend ce loup, et me donne en échange un bandeau, une soie opaque une fois pliée, que je vous attache autour de la tête.
Je reprends ensuite le loup, j'en enlève les plumes une à une, que je remets aux personnes présentes, quelques unes sont frustrées je n'en ai pas assez.
J'invite ensuite les spectateurs à s'approcher de vous et à vous caresser. Chaque plume vous a torturée ainsi simultanément, partout. Aucun endroit n'a été oublié je crois, hors vos voûtes plantaires pourtant si sensibles.
Un peu en retrait je vous regardais et écoutais vos rires et plaintes, fier de vous voir rester dans cette position alors que tout vous incitait à bouger, vous étiez belle, magnifiquement belle.
A suivre ...
29 septembre 2005
Escapade vénitienne (1) - Spirotoso
(Nous approchons du Palazzo Carminati, Via Santa Croce.
Ce palais vénitien du 16ème a un air un peu austère. Le gondolier chantonne une bluette de notre temps, sans forcer la voix, elle est belle et juste, chaude. Il ne vous devine pas, nue sous votre longue et ample cape, il voit vos épaules et votre tête, vous êtes dos à lui.
Je m'approche de vous, et place ce magnifique loup soyeux sur vos yeux. Les ouvertures sont assez larges et ne pèsent pas sur vos cils légèrement maquillés tout à l'heure, lorsque vous vous prépariez. Je vous regardais faire ces gestes si souvent répétés, ils n'étaient pas mécaniques mais gracieux.
Je pose à mon tour un loup sur mes yeux, le gondolier tient son embarcation contre le ponton-perron du palais, j'y monte et vous tends la main pour vous aider. Votre cape s'ouvre et laisse deviner vos jambes nues.
Nous montons l'escalier bordé de gros cierges toutes les deux marches. Avant d'arriver à la pièce ou se trouvent tous les invités de cette soirée, j'ouvre la cape toujours nouée à votre cou, à chaque pas vous dévoilez un peu plus votre corps.
Nous voici à l'entrée de la grande salle. Les regards se tournent vers nous, je vous offre mon bras et nous avancons. 
Tout le monde porte un loup, mais je devine les regards de ces personnes qui s'écartent sur notre passage. Les hommes ont l'oeil brillant, ils vous déshabillent un peu plus, c'en est à la fois indécent et troublant. Les femmes vous jaugent, vous comparent, certaines vous envient, d'autres font une moue jalouse, quelques unes vous désirent.
Nous arrivons au fond de la pièce, elle est chaude, les murs sont tendus de lourds tissus et quelques tapisseries, ils étouffent un peu les sons des bavardages et des rires.
Je vous tourne vers tous ces invités, me place derrière vous, dégraffe cette cape et la laisse choir à vos pieds.
Le silence se fait, tout le monde vous regarde. Les violons commencent une drôle de danse, une sorte de menuet un peu anachronique dans cet endroit, mais qui me permet de vous faire danser de la plus belle des façons, prétexte à vous montrer avec fierté.
Quelques autres couples de danseurs nous rejoignent, leurs regards sont inquisiteurs parfois, vous êtes belle.
A la fin de la danse, je vous dirige vers un petit couloir caché par un paravent ancien fait de panneaux de bois peint, et qui mène à une pièce plus petite, plus sombre.
Seuls de gros cierges identiques à ceux de l'escalier donnent cette lumière douce.
Une esclave est là, nue, debout les mains dans le dos.
Un esclave est présent aussi, dans la même tenue et attitude. Son sexe est droit, épais, gonflé, il semble battre la mesure de l'orchestre qui continue le bal.
Sur un signe, l'esclave femme prend deux petits colliers qu'elle place à vos chevilles et relie à des anneaux plantés dans le sol. Vos jambes s'écartent pour les atteindre, vos yeux me fixent, votre impudeur est émouvante.
Elle prend ensuite deux autres petits colliers, vous cambre, les place sur vos poignets et les relie à une corde descendue du plafond. Ses lèvres vous frolent à plusieurs reprises. A-t-elle envie de vous, ou d'être à votre place?
Elle prend ensuite la cravache posée sur une superbe commode, me la tend avant de reprendre sa place et sa position.
Quelques personnes sont venues nous rejoindre, et sont maintenant assises dans les canapés qui entourent la pièce.
Nos yeux se parlent, qui encourage qui dans ces regards?
Le silence est pesant, je me place sur votre côté, ma main se lève, et la cravache s'abat franchement sur vos fesses...
A suivre...
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