11 juin 2008
Vision océane
Une côte plus longue qu'ailleurs, des horizons aussi beaux que palpables selon le temps, une mer aux couleurs changeantes, des parfums de plantes sauvages dont on se demande comment elles résistent et prolifèrent face aux furies océanes.
Et voila des petits lézards juste nés qui se trouvent une fente entre deux cailloux d'un muret puis d'un autre, un papillon qui se fait rare, et partout des petites criques ou l'on a envie de s'allonger un instant ou plus ...
L'une de ces toutes petites plages a donné envie à mon Elle de ressentir cet océan juste au bord. La mer d'huile avec juste de petites vaguelettes au bord l'a séduite, elle y est entrée courageusement, je l'ai tenue en progressant, là ou çà fait glagla fut vite passé, là ou çà fait glagla plus haut fut vite passé aussi, et elle s'y sentit bien. C'est ainsi que je pus l'immortaliser une fois de plus, dans l'océan qui l'a adoptée. Elle s'y plaisait, et était si belle.
Le nom de cette plage magique ? la plage de montbeau, tout simplement ....
07 mars 2008
Pas le pilon !!!
Plus de 110 millions de livres partent au pilon chaque année dans notre pays, soit 20% des volumes publiés. Un livre détruit me rend triste, je me dis que quelque part quelqu'un aurait aimé le lire, mais c'est comme çà coco, si on vend pas on détruit et en l'occurence on recycle le papier pour d'autres livres. On pourrait les donner pour partie je crois, dans des écoles, des associations, des maisons de retraite, des petites bibliothèques, ou les envoyer là où ils manquent tant. Mais non, on pilonne.
C'est ainsi qu'en me promenant dans une librairie (une de ces librairies qui ne ressemblent pas à un hypermarché, avec des piles et des étagères bien identifiées par genre, non, la librairie où l'esprit s'égare selon les titres, les lignes lues rapidement ou moins, où le libraire n'est pas que marchand, mais passionné et passionnant, que je fus pris d'une sorte de 7ème sens ....

Dans ces rayons remplis de choses parfois surprenantes, voila que j'entends des murmures ... ils parlaient ces livres ....enfin il bavardaient entre eux.
Pareil sur les tables ou étaient déposés ceux qui venaient de sortir, ou qui avaient un tirage rémunérateur pour le libraire (pour vendre 1 livre correct il faut qu'il vende beaucoup de daube pour que sa petite entreprise ne connaisse pas de crise fatale. Avant c'était la table "post apostrophes" ....)
Bref, les livres murmuraient et j'écoutais les propos de ces papiers recyclés ...
Ainsi, j'entendis un "Ensemble", d'un certain N.S., demander à son voisin immédiat "tu viens du pilon toi? Tu étais quoi avant ?" Le pauvre voisin, intitulé "Neuilly village people", tout triste, répondit, sanglottant ..."La logique du pire, un bouquin de philo..." Pas étonnant répondit le premier, avec un titre comme çà, tu risquais pas de faire péter les scores ! Et l'autre, ravalant ses larmes et reprenant un peu de fierté, le regarde et lui dit, casse-toi connard, si tu savais d'où tu viens, parce que toi aussi tu viens du pilon ! "Même pas vrai" rétorqua le petit livre. "Eh si, j'suis arrivé après toi ici, et on m'a tout raconté ! tu fus d'abord 'Nous Nous Sommes Tant Trahis ; Amour, Famille Et Trahison', puis 'Prendre Soin De La Jeunesse Et Des Générations', alors tu vas pas me la jouer des épaules hein ? sinon on te pousse et tu tombes de la table !".
Effrayé par ce dialogue inattendu, je m'éloigne vers les étagères du fond ... des bouquins de cuisine, j'adore regarder çà, c'est appétissant souvent !
Un titre me surprend "Cuisine sanglante", d'un auteur prénommée "minette" ... un roman. Là je me suis dit qu'il y avait erreur de classement, c'est çà qu'est chouette non ?
Et çà causait aussi, avec les autres bouquins ... "Cuisine sanglante" se plaignant d'avoir été imprimée sur le papier recyclé d'un certain "Amour, Gloire Et Crampons ; Pour Une Sociologie Du Foot" ... vrai que c'est pas très charitable .... Et son voisin d'étage tout mince, intitulé "Cuisine Légère" de rétorquer ... "çà vaut pas mieux que moi, avant j'étais dans la même catégorie, sous le titre Maïté Se Met A Table ... alors hein, tu devines bien que j'ai pas trop la frite, surtout que mon voisin s'appelle La Compagnie Des Eaux, qui lui aussi est recyclé d'un certain L'Esprit Du Vin. Santé Et Thérapie Par Le Vin Biologique".

J'avais plus trop faim du coup, et voila que mon regard tombe sur une étagère un peu plus haute, avec des titres là aussi étonnants (ahhh, trouver un titre .... )
"Le masochisme au cinéma" discutait chiffons avec " L'Autre Désir. Du Sado-Masochisme A L'Amour Courtois", j'ai cru comprendre qu'il y avait querelle à propos d'une scène du film "La secrétaire" ..... Une question d'importance, je crois qu'il s'agissait de la position des mains sur le bureau ou un truc comme çà ..... Et comme finalement les voisins d'étage tombèrent d'accord, je tentais d'en prendre un, et l'autre vient en même temps, ils étaient collés, comme siamois .... je m'éloignai prudemment ... pour tomber sur "Osez... La Fessée", qui ma fait sourire par son silence. Faut dire que dans sa vie antérieure il fut "Mémoire d'un cul" ... et craignait de finir par une réédition d'un ouvrage ayant fait fureur, une espèce de chanteuse qui donnait entre autres la recette d'un fameux bain de siège ... je comprends son angoisse ...
Alors que j'allais me rendre au rayon bd, je vois dans un coin, "L'art De Se Soumettre", disant à son voisin : "la prochaine fois je refuse le pilon, si je peux, je veux plus ..!.."
Et pourquoi répondit ce voisin, intitulé "Pour Vous Les Filles... Osez Les Conseils D'un Gay Pour Faire L'amour A Un Homme" ?
"Parce qu'avant j'étais une bible, alors question soumission, je vois pas ce que je peux dire de mieux".
Et une petite voix d'un autre bouquin, pas très loin, de lui répondre "Etre Soi Dans Le Plaisir ; La Satisfaction : Au Plus Haut Point Du Plaisir Et De L'émotion"
Et tous les livres de faire une hola joyeuse !
11 décembre 2007
Rouge
Rouge comme ces deux points qui s'éloignent et que je reste regarder jusqu'à ce qu'ils me laissent seul sur ce putain de quai de gare.
Rouge comme mes yeux qui là se mettent à couler, comme les tiens que je devinais mal à travers la vitre du wagon.
Rouge comme ces deux .... non là je dis pas.
Rouge comme ces lèvres.
Rouge comme le ciel d'ici tout à l'heure quand tu arriveras près de chez toi.
Rouge comme un drapeau syndical que je hais et pourtant que j'aime plutôt.
Rouge comme le sang de la vie.
22 octobre 2007
Merci, à bientôt.
Eh oui, je termine ce site, sans l'effacer pour l'instant.
La raison principale est que je n'ai plus grand chose à dire sur ma "vision", elle est réalité.
Merci aux personnes qui sont venues par envie, qui m'ont laissé des mots si gentils, et avec qui je continuerai à dialoguer.
Celles qui y sont arrivées en gouglant avec des mots ou des phrases étonnantes, elles auront perdu du temps (sapristi, j'arrête de gougler !).
Moi non, je n'ai pas perdu mon temps, ce site m'a fait tellement de belles surprises, totalement inimaginables quand au mois d'août 2005 il a été créé.
Et sans ce site, je ne serais pas aussi heureux aujourd'hui.
Je vais sévir sur un nouveau blog, dans un style très différent, çà me démangeait furieusement depuis quelque temps, et c'est fait.
Merci encore d'avoir butiné sur ce blog, je vous embrasse.
17 juillet 2007
Private joke
Quand le regard et le silence expriment plus que les mots, la bulle se fait, sur l'ile presque déserte ou dans la foule bruyante, elle est là, sas de certitudes insondable mais si palbable.
Ceci dit, faudrait que l'éléph' han ronfle moins fort par moments. Le nounours aussi mais c'est permis pour un nounours.
Da garan mon Elle.
11 juin 2007
L'année du bac
C'est le marronier du moment, un peu éclipsé par des élections, immuable cependant ....
L'année du bac, le jour J, et on attaque par la philo. Je me demande bien pourquoi, parce que plomber le moral de celles et ceux qui sortent de quatre heures de doutes avant les autres épreuves, chapeau !
Un sujet de série scientifique (la science et la philosophie sont si liées) m'a intéressé :
"Le désir peut-il se satisfaire de la réalité?"
Spinoza disait "Le désir est l'essence de l'homme". Là je crois qu'on ne peut qu'être d'accord, même si le désir est indéfini, flou, c'est un carburant.
Epicure, mon bien aimé (voyez sa statue, il est pas beau ?) affirmait "Le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse."
Descartes, lui, pensait "Il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde", et Rousseau: "Malheur à qui n'a plus rien à désirer !
Sartre, lui, pensait que "L'amour consiste dans le fait de désirer le désir de l'autre", c'est si vrai.
Quant à Baudrillard, autre contemporain, il estimait que "Dans la perversion sexuelle, le désir se tourne vers lui-même et s'enferme dans une subjectivité narcissique". Là j'abdique ..... je comprends ce qu'il dit mais je ne suis pas dans cette catégorie.
Voila des citations glanées ailleurs que dans ma mémoire mais qui donnent envie, envie de désir, toujours.
Question prof de philo je ne fus pas comblé ... aigri en fin de carrière, làs de mécaniquement faire son programme .... et pourtant c'est si présent la philo .... regrets ... il n'a pas su, de son estrade et de sa lassitude nous n'avons eu qu'un molologue lénifiant, dont j'ai quand même apprécié quelques idées.
Le désir est si multiple, changeant sans être versatile, évoluant, tout comme la réalité, j'ai hâte de voir un corrigé de ce sujet!
Un autre sujet aurait pu être "la réalité peut elle surpasser le désir".
Songez-y ... çà fait du bien.
31 mai 2007
Vision ...
Une plage mythique pour les cinéphiles (non, ce n'est pas de Cannes qu'il s'agit!), quasi déserte, une lumière éclatante, le bruit des vaguelettes, un sable soyeux;
Et une sirène qui me fait face, provocante et émouvante, une si belle vision.

A cette vision quelqu'un en a même perdu sa pipe (même référence cinéphile ...) !
21 mai 2007
Deshabillez-moi
"Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu..."

Ainsi commençait la chanson interprétée par Juliette Gréco.
Ce verre m'y a fait penser, il est terriblement érotique non ?
Je l'imagine plein d'un délicieux vin dont la robe partiellement dévoilée est promesse de nectars.
Il donne envie de baisser le zip encore un peu, doucement, pas encore, oh si, oh non ... c'est si bon d'attendre parfois ...
Il a une face cachée, une face offerte, selon l'orientation que la main lui donne. Il donne envie, semble fragile et robuste à la fois, il donne envie de toucher, de goûter, de savourer.
"Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite" ...
04 mai 2007
48 heures
On est mal, on est mal, on est mal !
C'est ce que me dit mon Elle de par delà ses frontières, où l'intérêt pour notre scrutin de dimanche m'étonne.
Je n'arrive pas à me mettre dans la tête que dans un peu plus de 48h l'affaire sera pliée.
Oscillant entre espoir et profonde inquiétude je me coupe et lime les ongles (au lieu de les ronger jusqu'à l'os, ce que mon Elle apprécie d'ailleurs).
Et j'entends tellement de conneries que les bras m'en tombent, alors que j'ai envie de donner des fessées.
Vivement dimanche donc, en ce jour de Sainte Prudence, que le peuple souverain décide.
J'aurai peut-être plus de plaisir à regarder "Vivement dimanche", ce magnifique film de Truffaut.
Et comme on dit que tout finit en chanson, j'en pose deux ici.
Pas que je sois pessimiste, mais je crains tant d'en avoir besoin ...
La première, Leo Ferré, "L'âge d'or", chant d'espoir.
La seconde, Simon & Garfunkel à Central Park "Bridge over troubled water", que je considère comme une des plus belles chansons jamais écrites (paroles et même traduction facilement trouvables sur internet), pour me faire consoler.
Aux urnes ...
20 avril 2007
(-2) + (-14) = - ou + ?
Parmi tous les commentaires forcément éclairés que je perçois de tous médias à propos de notre présidentiel scrutin (formule alambiquée pour dire que ce jour là c'est moi le président, par mon vote), il semble qu'un d'eux ait été occulté.
Sans préjuger du résultat du premier tour, un détail a attiré mon attention pour le second tour le 6 mai (en plein milieu d'un long week end de printemps, merci les formalités réduites pour la procuration, enfin!)
Ce détail, c'est la sainte du jour ... hé hé, le 6 mai sera la Ste Prudence.
Quelques clics de recherche, cette milanaise mourut à Côme en 1492.
Quelques autres clics, et je trouve que ce fut aussi le jour de l'invention du timbre poste en 1840 chez nos voisins anglais.
Encore un clic, damned, c'est le jour de naissance de Sigmund Freud, en 1856.
Le dernier clic, pour la route ... ce proverbe :
"Au jour de la Sainte Prudence,
S’il fait vent, le mouton danse."
Si avec tous ces signes je dois ce 6 mai au soir manger encore mon chapeau, je n'aurai pas d'autre choix que d'émigrer dans un pays où la situation est bien plus simple: la Belgique. Eux au moins, le vote est obligatoire, ils ont 3 gouvernements, un fédéral, un wallon, un flamand, et on peut panacher dans plein d'élections, çà au moins c'est promesse d'y trouver son compte ... quoique ...
Ce proverbe, quand même çà me fait penser que je dois demander à un copain kite surfer qu'il a plutôt intérêt à avoir une procuration avant d'aller voir s'il fait du vent sur son spot préféré ..., parce que les moutons sur la mer c'est bien, mais s'il doit bêler en troupeau le 6 au soir, c'est sa planche plus la voile et les cordes que je luis fais manger. En toute amitié bien sûr, petit à petit pendant 5 ans je les acommoderai à diverses cuissons et sauces.
Euh non, pas les cordes, je les garde. elles sont parfaites ...

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